samedi, juillet 23 2005

X-Files : « Le pré où je suis mort »

Je ne sais pas s'il existe une réponse à cette question : pourquoi les scénaristes de série américaine sont-ils aussi bons ? d'accord, pas tous, certains nous font de belles horreurs. Mais, certains autres nous font des petites merveilles sur un épisode de cinquante minutes. Prenez « Le pré où je suis mort », 5è épisode de la 4è saison d'« Aux frontières du réel », c'est un vrai bonheur. Cette série, sur les phénomènes paranormaux et surtout les petits hommes verts, nous parle des vies passées. Voici le synopsis de l'épisode :

À l'occasion d'une descente de police dans une secte à forte tendance suicidaire, Mulder découvre une jeune femme, Melissa Riedel, qui souffre de multiples personnalités et qu'il aurait apparemment aimée dans une vie antérieure, au temps de la guerre de Sécession.

C'est un épisode romantique, mélancolique sur un sujet très intéressant. Lors d'un raid de l'ATF sur une ferme, Mulder finit par découvrir la planque où se cache le gourou... sans connaître l'existence de cette cache, sans la chercher non plus mais plutôt guidé par une sorte de voix intérieure. Mulder rencontre dans cette cache une jeune femme qu'il pressent déjà connaître. Il se trouve que cette femme est leur indic... ou plutôt que l'une de ses personnalités est leur indic. Mais ce dernier ne veut pas leur révéler où les armes sont cachée. Suit toute une histoire où Mulder cherchera à protéger cette femme, découvrir son passé, son propre passé (et notamment son passé avant cette vie). Je ne vais pas continuer pour ne pas tout vous dévoiler mais si vous avez l'occasion de le regarder, n'hésitez pas, c'est un chef-d'oeuvre.

Quelques liens :

Et puis le texte d'intro et de conclusion de l'épisode, très beau à mon sens (un poème de R. Browning, Paracels) :

Parfois il me semble rêver, à ma façon j’ai aussi traversé la vie avec philosophie et j’ai encore une fois emprunté des sentiers familiers.... Je suis peut être déjà mort, il y a longtemps, dans une suffisance arrogante, et ce jour là j’ai prié pour une seconde chance, avec une telle ferveur, que l’instinct d’une lumière nouvelle a transcendé la mort. La vie n’a pas été totalement obscurcie mais a parsemé ma route de débris qui se sont mués en lointain souvenirs.... Comme aujourd’hui.... Où il me semble une fois de plus que j’ai une chance d’atteindre mon but ...

Le jour où un scénariste français sera capable de pondre un tel chef d'oeuvre, alors oui, j'arrêterais de les railler.