lundi, février 26 2007

FOSDEM 2007

Comme je m'embête dans ce train, que ma tête semble vouloir exploser à cause de ce rhume, je me suis dit que j'allais rédiger mon billet sur le FOSDEM. Vous savez, avec un stylo et un papier.

Première constation, c'est une idée stupide. J'écris habituellement mal mais, là, avec les secousses et ma mauvaise disposition, c'est encore pire. Si, si. Deuxième constatation : acheter un N800. J'en ai vu deux au FOSDEM, c'est très mignon et très pratique. Si, si. J'aurais écrit ce billet avec le N800. Non seulement j'aurais pu me relire après mais, en plus, j'aurais pu me la péter auprès de ma jolie voisine. Sans compter que j'aurais eu moins mal à la main.

Bref, on disait donc FOSDEM 2007.

Parti vendredi après-midi, j'ai été récupéré par Kryskool, aka Christophe Chauvet, à la Gare du Midi. On est parti récupérer les clefs de la maison Bed&Brussels où je logeais. J'ai donc une chambre au rez-de-chaussé avec frigo, mini cuisine (petit-déj seulement). J'ai été super bien accueilli. Nous sommes ensuite allés chez des amis de Kryskool pour y passer la soirée. Tout s'est très bien passé. On a passé un bon moment, bien mangé, bien rigolé. Bon, pas trop causé de mon côté... je ne suis pas un bavard et quand j'ai mal à la gorge, c'est encore pire...

Le lendemain matin, arrivé à l'ULB, nous posons les flyers et stickers sur le stand de PostgreSQL géré par nos petits camarades allemands. Notre première conférence : OLPC. Très intéressant mais difficile à suivre à cause de l'accent du gars. Néanmoins, l'amphi est plein et suit avec avidité le conférencier. Après un casse-croûte, nous allons écouter Peter Saint-André pour une conférence intitulée « Jabber 101 ». Excellente conférence. Malgré un débit impressionnant, il est clair et compréhensif. Kryskool était déjà un fan de jabber et je crois qu'il m'a converti. Il faudra que je trouve un moment pour jouer avec ça (par exemple les alertes PostgreSQL envoyés par message Jabber). Je suis ensuite allé voir la conférence sur Linux BIOS. Malheureusement, là-aussi, ce n'était pas toujours facile à comprendre. Néanmoins, il faudra que je teste ça un jour (notamment suite à la sortie de la carte GigaByte). La conférence d'Andrew Morton sur le noyau Linux ne m'a pas convaincu non plus. Encore une fois, pas facile de piger ce que disait Andrew Morton. C'est toujours la même salle, un problème de sono ? des conférenciers qui parlent trop bas ? Je me suis même tiré avant la fin pour aller à la salle des développeurs Debian (devroom pour les intimes). Avec Kryskool, on a assisté à une conférence excellente : « Delta Upgrades without rsync ». Le conférencier était génial, un véritable acteur. Il vivait sa présentation. Cela étant dit, ça n'a pas empêché le gars derrière moi de dormir et même de ronfler (à mon avis, ça va s'entendre sur la vidéo enregistrée). Ensuite, on est vite parti au centre de Bruxelles. Le « Roi d'Espagne » étant complet, on s'est trouvé un autre resto du même genre. Et après avoir bien mangé, on est rentré chacun chez soi, bien gentimment.

Dimanche matin a été consacré au devroom Debian. Martin Krafft a fait une très bonne conférence sur netconf, un outil sensé remplacer ifupdown, vieux système de gestion des interfaces réseau et qui utilisera iproute à la place du vieux ifconfig. Très à l'aise à l'oral, très blagueur, mais connaissant bien son sujet, un vrai bonheur. « Secret Debian Internals », animé par Enrico Zini, a été une conférence très amusante, même si je n'ai pas appris grand chose qui allait révolutionner ma vie. Les secrets en question concernent la vie du développeur Debian (Dédé pour les intimes :) ), pas celle de l'administrateur. Cependant, sa façon de jongler avec les données des paquets Debian, comme les debtags (tags des paquets .deb) ou popcon (popularity contest... concours de popularité, dit autrement un score des paquets dépendant de leur installation et fréquence d'utilisation), a fait plier de rire la salle. Sans parler du moment où il reçoit un message instantané car il avait oublié de quitter sa session Gaim. Il ne s'est pas laissé démonter et a demandé à son interlocuteur de dire bonjour à l'audience :) Après un sandwich, retour aux confs. « Bling it up, Make it sexy » n'était pas très intéressant. « Easy databases with Glom » m'a donné envie de jouer avec glom. glom permet de créer des écrans de visualisation et de saisie, et d'imprimer des rapports. Un espèce d'Access, mais en mieux car il ne s'occupe que de bases PostgreSQL. J'ai ensuite fait un tour rapide chez KDE pour la conf sur KDE4 mais ça a été assez décevant, plutôt grand public, donc pas trop d'intérêt. Je devais aller à celle de Dave Neary sur « Why do we do it ? » et j'ai finalement échoué sur le stand PostgreSQL où j'ai discuté comme j'ai pu avec Susanne Ebrecht (mon anglais oral laisse vraiment à désirer). Enfin, j'ai terminé ce FOSDEM avec la conférence sur Samba qui n'a pas été géniale non plus. Par contre, la technicité du gars et sa compétence ne font aucun doute... c'est juste dommage qu'on entende rien dans cette salle.

Tout ça pour dire quoi... que malgré mon état lamentable pendant ce week-end, j'ai beaucoup aimé : les confs avec des gars sympas, souriant, ne se prenant pas le chou mais clairement doués, la chambre pas chère chez des gens très accueillants, le temps passé avec Kryskool. Bref, génial.

Reste à prévoir l'année prochaine. J'irais certainement à FOSDEM 2008. Il y a aura aussi certainement un stand PostgreSQL, mais un peu plus européen j'espère (PostgreSQLfr sera intéressé, nos petits camarades italiens aussi et nos amis allemands sont pour). Enfin, il y aura peut-être un devroom PostgreSQL. Je viens de lancer l'idée sur pgsql-advocacy et les premiers retours sont plutôt positifs (surtout de la part de Josh Berkus qui propose que Sun s'occupe du financement). Ça semble très très prometteur. Vivement l'année prochaine :)

lundi, février 12 2007

Deux excellentes BD et deux bons hors-séries

Commençons par les hors-séries. « Debian 4.0 Etch, administration et configuration » m'a beaucoup intéressé pour les articles sur la gestion des paquets. Quant à « OpenOffice.org 2 au travers de huit tutoriaux », je l'ai acheté pour le tutoriel sur la création d'extension pour OpenOffice.org. Ces deux hors-séries m'ont appris beaucoup de choses... ça faisait bien longtemps que je n'avais pas vraiment lu un magazine informatique qui m'a appris des choses.

Passons maintenant aux BD, c'est plus rigolo :) Tout d'abord, la série en cinq tomes (pour l'instant) du « Chat du Rabbin ». Beaucoup de paroles (mais pas de blabla) dans cette BD, et des dessins vraiments étonnants, riches en couleur et en forme. Les tomes 1 et 5 sont certainement mes préférés pour le discours sur la religion et le racisme. Ensuite, j'ai lu par hasard « Le cadavre et le sofa ». L'histoire est vraiment très originale et très touchante. Les personnages sont attachants, on a envie de savoir ce qui va se passer, ce qui va leur arriver, ce qui leur est arrivé... est-ce que Polo va rester avec Sophie, que vient faire Christian dans cette histoire, comment est-il mort, qui est Ana, etc. Le graphisme est assez délirant, certainement pas pour tout le monde (Sophie dévorant les entrailles de Polo, même si ce n'est qu'un rêve, les images sont bien là et elles sont très réalistes). Mais c'est surtout le scénario qui m'impressionne. Bref, une excellente BD.

jeudi, janvier 18 2007

Quelques news sur ce blog...

Je suis enfin passé à PostgreSQL 8.1 sur le serveur. Pas trop compliqué malgré que ce soit une sarge :

  • ajout de « deb http://people.debian.org/~mpitt/packages/sarge-backports/ ./ » dans son /etc/apt/sources.list
  • « pg_dumpall > all.dump »
  • « apt-get update »,
  • « apt_get upgrade »,
  • « psql -f all.dump postgres ».

Du coup, cela m'a permis d'installer DotClear 2.0 beta 5.2. En effet, à partir de la beta 4, le driver PG demande une version 8 obligatoirement. Cool, non ? :)

samedi, avril 8 2006

Lectures de la semaine

  • Guide de l'admin Debian... j'appelerais plutôt ça, le guide du débutant, mais c'est un bon bouquin... du coup, je l'ai filé à mon père :)
  • C#, précis et concis, très intéressant, bien écrit, bien traduit... vraiment sympa.
  • Formation à C#, intéressant mais, dans l'ensemble, moins bien que le précis et concis d'O'Reilly.

mardi, novembre 22 2005

Comment un « expert » Debian peut passer pour un boulet sur Ubuntu

C'est pas vraiment que je me considère comme un expert Debian (surtout moi :) ), mais bon, le reste de l'histoire est réel.

Ce matin, une collègue a un soucis avec son PC. Il ne veut pas démarrer sous le prétexte fallacieux qu'il ne trouve plus le NTLDR (NT boot LoaDeR pour les pas intimes). Ni une ni deux, je sors ma Ubuntu Live pour récupérer les données. Après quelques palabres avec la demoiselle, j'arrive à mes fins et démarre la machine récalcitrante avec le beau CD. Pas de soucis, tout démarre bien, tout est reconnu (je vous passe les détails du clavier posant problème). Super. Première chose bizarre, il ne me monte pas directement le disque. Bon, c'est peut-être plus grave que ce que je craignais. Allez hop, un petit terminal, un fdisk /dev/sda... not found... deux secondes de réflexion. C'est un PC, donc, à priori, pas de disque SCSI. fdisk /dev/hda : Impossible d'ouvrir. Merde. Bon, ça ne marche pas, ma super idée. Je vais passer pour un super boulet. Quelques minutes après, nessie me conseille de récupérer le CD de tests de Seagate. Je télécharge, je grave, je teste : tout fonctionne d'après le programme de tests. Grmbl... donc, mon idée à la base n'était pas mauvaise. Peut-être une vieille version d'Ubuntu (oui, on se rattrape à ce qu'on peut :) ). Je cherche dans mes CD, pas une seule version Live récente... ah si, le Live pour Mono. Bon, essayons. Démarrage/.../Terminal/fdisk /dev/hda : impossible d'ouvrir. Ah mais serait-ce parce que je ne suis pas root... et oui, ça marche. Quel imbécile, que de temps perdu. Bon, je monte le disque. Tout est là, cool. Ma collègue est contente, c'est déjà bien (c'est compréhensible, elle récupère toutes ces données). On se met d'accord sur les fichiers à sauvegarder. Évidemment, je ne dispose pas de samba. J'éteins la machine et je branche un nouveau disque. Je redémarre... je ne détecte plus rien, ni le premier disque, ni le second ! Le BIOS non plus !! Au bout de cinq minutes, je finis par comprendre que j'avais bien branché la nappe sur les disques mais que je l'avais débranché de la carte mère... non mais quel boulet...

Une fois la nappe correctement raccordée, tout s'est bien passé... comme quoi une petite manip déjà effectuée de trop nombreuses fois peut prendre du temps.

jeudi, septembre 29 2005

Un nouveau converti pour le royaume du tout-puissant Linux

Je ne sais pas si vous vous rappelez de mon billet sur l'installation d'une Debian en cinq heures ? J'avais aidé le copain de ma soeur à installer une Debian dans le laboratoire où il travaillait. C'était en août 2004.

Hier, il a installé une ubuntu tout seul sur une partition du disque de son portable, il a configuré Grub pour utiliser soit Windows soit Linux, il a aussi installé XFCE dans les cas limites en mémoire disponible, il a ajouté les dépôts multiverse. Il trouve Gnome super facile à utiliser (ça va faire plaisir à toady, ça :) ), très intuitif, notamment en ce qui concerne les partages réseau. Il arrive même à rassurer ma soeur sur l'utilisation de Linux chez eux.

C'est con mais ça me fait plaisir :)

dimanche, décembre 19 2004

De l'importance du « apt-get clean »

J'aime beaucoup apt-get. C'est vraiment un outil formidable mais j'utilise toujours la même commande

apt-get update && apt-get upgrade && apt-get dist-upgrade

Classique... enfin, pas tant que ça. Je connaissais un peu l'ordre clean mais jamais je n'avais pensé à l'utiliser. Quel erreur ! Voici son résultat :

fio:~# df -h | grep var
/dev/hda6             8.2G  2.3G  5.5G  30% /var
fio:~# apt-get clean
fio:~# df -h | grep var
/dev/hda6             8.2G  228M  7.6G   3% /var

Je n'ai économisé que 2,1 Go sur 2,3... une paille :) Bref, ma nouvelle commande magique est

apt-get update && apt-get upgrade && apt-get dist-upgrade && apt-get clean

lundi, octobre 25 2004

Ça y est, je l'ai fait

Fait quoi ? Et bien, remplacer ma vieille Mandrake pour la dernière Debian (testing puis unstable). Cela s'est fait assez facilement. Je tombe toujours sur un logiciel non installé mais apt-get est toujours là pour me secourir. Il me reste en fait deux soucis : - plus de son, c'est pour moi inconcevable, il faut donc rapidement trouver une solution ; - la génération des guides (avec les nombreux outils et fichiers associés, openjade, jade, xsltproc et leurs copains).

Peu importe. Maintenant, je suis sur une Debian unstable :-D

vendredi, août 27 2004

Comment installer une Debian en cinq heures

Quelques ingrédients sont nécessaires :

  • une vieille machine, qui ne vous appartient pas, dont vous voulez fermement conserver les données et qui date d'avant la première guerre mondiale (si vous n'avez pas, vous pouvez aussi prendre un Celeron 900 Mhz avec 128 Mo de RAM) ;
  • deux disques durs, un à formatter, l'autre à ne pas formatter car il contient des données essentielles à la survie de l'espèce humaine (ou tout du moins à la vôtre) ;
  • quelques heures inutiles.

La recette est assez simple mais demande un peu de minutie :

  • commencez par vérifier le contenu du premier disque en vous assurant avoir copié toutes les données vitales (style fichiers de configuration) dans le deuxième disque ;
  • tant que vous y êtes, n'oubliez pas de copier aussi les scripts et autres fichiers de sauvegarde ;
  • prenez un peu de temps pour vérifier que tout est prêt pour la séance de masochisme... une demi-heure de questionnement profond et d'angoisse réelle devrait suffire ;
  • placez le CDRom d'installation de Debian (la NetInst est parfaite si vous n'avez pas un modem 56k) ;
  • lancez la commande fatidique : « reboot » ;
  • premier écran Debian... vous entendez un « rohh c'est zoli » derrière vous, c'est bon, ça commence à prendre ;
  • les premières étapes sont simples (enter, enter, enter, ...) mais attention voici l'étape du formatage ;
  • là , ça commence à se complexifier ;
  • se poser beaucoup de questions sur la sûreté du deuxième disque (du style « on aurait peut-être dû le virer au cas où¹... », « au cas où quoi ? », « bin, un formatage malencontreux, une ré-écriture de la table des partitions, un tremblement de terre, une invasion de sauterelles, ... » ;
  • éteignez la machine ;
  • virez le deuxième disque (avec les dents car évidemment, il vous manque un tournevis) ;
  • redémarrez la machine ;
  • ah, crotte, « primary master boot failure »... ;
  • changez les straps de place ;
  • re-crotte, « primary master boot failure »... ;
  • rechangez les straps de place et profitez-en pour changer de connecteur ;
  • « primary master boot failure », on commence à connaître... ;
  • bon, remettez tout à sa place ;
  • ça démarre, cool ;
  • envoyez un gentil gars chercher un tournevis, huit étages plus bas, sans ascenseur, dans une cave humide, limite glauque et sans lumières ;
  • alors qu'il vient de passer la porte, se rendre compte que le tounevis n'est finalement pas nécessaire ;
  • enlevez le strap « Master », le second disque et relancez la machine ;
  • ouf, ça démarre ;
  • de nouveau, premier écran Debian... vous n'entendez plus rien derrière vous ;
  • les premières étapes sont simples (enter, enter, enter, ...) mais attention voici l'étape du formatage ;
  • demandez une proposition de partitionnement ;
  • supprimez toutes les partitions proposées car il y a un « /home » de 10 Go qui ne sert à rien, vu qu'il y aura le deuxième disque pour cela ;
  • finalement, faites deux partitions sans compter celle de la swap ;
  • petite attente pour le partionnement, le formatage, l'installation des packages de base ;
  • se rassurez en se disant que cela aurait pû être pire ;
  • redémarrez (sans le CD, sinon vous passez pour un âne) ;
  • appellez sa sœur en lui disant « si, si, l'install est finie... encore une demi-heure maxi et on part... » ;
  • petite config de base, apt-get et compagnie ;
  • apt-get install x-window-system kde cupsys samba ntp ;
  • foirez la configuration de xfree86 ;
  • quelques sueurs froides en n'arrivant pas à reconfigurer cette merde de serveur X ;
  • trouvez finalement comment désinstaller x-window-system pour pouvoir le réinstaller et, surtout, le configurer ;
  • deuxième « rohh, c'est bô... » (passer de KDE 2.1.2 à KDE 3.2.4 est assez convaincant) ;
  • arrêtez le système ;
  • non, ce n'est pas fini, l'arrêt est nécessaire pour remettre le deuxième disque ;
  • redémarrez ;
  • bizarrement, ça fonctionne (enfin, ça démarre plutôt) ;
  • montez le nouveau disque sur « /home » ;
  • e2fsck du deuxième disque apparemment mal démonté ;
  • copiez une ligne de fstab pour indiquer le deuxième disque et son point de montage ;
  • lancez « mount /home » et s'apercevoir qu'on a oublié de changer ext3 par ext2 ;
  • répondre à l'appel de votre sœur cherchant Ãàavoir quelques précisions sur l'heure du retour « car il va falloir commander des pizzas et qu'ils ne livrent plus après 22h... » ;
  • se rendre compte qu'en effet, il est plus de 22 heures, la rassurez (« pas de soucis, on est bientôt parti... ») ;
  • créez les utilisateurs, les groupes ;
  • associez les utilisateurs aux groupes (ou inversement) ;
  • ...

Je ne parlerais pas de la configuration de samba, de cups (qui s'est pourtant passé comme un charme avec cette imprimante USB), de la revue des scripts de sauvegarde, de l'installation de postfix et de toutes les autres petites joies de notre passe-temps favori.

Petite sœur, vraiment, je suis désolé... je pensais réellement n'en avoir que pour une heure...