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vendredi, juin 15 2007

« Le Scaphandre et le papillon »

J'en suis encore tout émotionné. C'est vraiment un très bon film. Bien penser à prendre sa boîte de mouchoirs avec soi.Triste mais pas misérabiliste.

Quand j'ai entendu parler d'une adaptation de ce livre au cinéma, je me suis vraiment demandé comment ils allaient pouvoir faire pour le restituer fidèlement. Pour être franc, je ne l'ai pas lu. Je connais l'histoire de loin car ma mère avait lu ce livre et m'en avait parlé. Je trouve que, niveau technique, le film est très réussi. On a vraiment l'impression d'être Jean-Do. C'est saisissant par moment. Mais le plus impressionnant, c'est le jeu des acteurs. Commençons par Mathieu Almaric. Il est excellent. La plupart du temps, on entends sa voix comme s'il s'agissait de notre petite voix intérieure, commentant ce qui lui arrive. J'ai été positivement surpris par Emmanuelle Seigner. Comme d'habitude, Marie-José Croze a fait merveille.

Lire la critique de Mr.Movie sur allocine.fr, je suis d'accord en tout point (mais lui le dit bien mieux que moi :) ).

lundi, mai 21 2007

« Le candidat »

Depuis le temps que j'attendais ce film, j'avoue ne pas être déçu. J'aimerais même le voir une deuxième fois. Ce film raconte l'histoire d'un candidat à l'élection présidentielle, cinq jours avant le débat télévisé, alors que les sondages sont extrêmement défavorables pour lui. Il passe tout son temps chez lui, entourés de ses conseillers et de sa famille, à étudier, apprendre, réciter... bref à préparer le débat. Et nous, on assiste à toute la partie cachée de l'iceberg : comment les conseillers le préparent, le craignent mais ne le respectent pas, comment ils imposent des séances photos pour montrer une partie de lui qu'il n'est pas forcément (comme le coup de la photo à l'Église alors qu'il est agnostique mais peu importe, « ça » représente 12%). Donc on assiste aux cinq jours avant le débat, mais aussi au débat. Et le débat est la partie intéressante du film. Où le réalisateur, Niels Arestrup, montre qu'un débat, que quelques paroles peuvent changer beaucoup de choses.

Le candidat, c'est Yvan Attal. Il est réellement parfait dans son rôle de candidat. Les autres comédiens sont très bons aussi. Mais il est vrai que le film est axé sur le candidat, sur ses paroles mais aussi sur ses silences. Pour une fois, on voit un homme politique tel qu'il est dans la vraie vie, pas comme on nous le montre à la télé. Il peut être en colère, il peut douter, il peut oublier, se tromper... même si son équipe ne le pardonne pas, il peut le faire.

C'est donc un film fin et subtil, lent mais avec une fin très brutale. Je pense vraiment que le voir une fois n'est pas suffisant pour le comprendre entièrement.

Mes félicitations à Niels Arestrup.

jeudi, avril 7 2005

« De battre mon coeur s'est arrêté »

Alors là, j'ai beau cherché, je ne vois pas la violence dont j'ai tant entendu parler. Certes, ce n'est pas un film sur des enfants de coeur. Le personnage principal est un immobilier véreux, le genre à amener des rats, couper l'eau et l'électricité sans parler des coups de batte, tout ça pour récupérer un immeuble. Mais on voit peu de choses, peu de sang (au moins au début)... tout ce côté est beaucoup suggéré.

Reste le personnage, incarné par Romain Duris, un personnage fort, énigmatique et touchant. Sa passion pour la musique est extraordinaire, même s'il se comporte en salaud fini.

Un très bon film grâce à un très grand acteur.