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mardi, décembre 5 2006

« Casino Royale »

Ce matin, en écoutant Europe 1 en allant au boulot, Jacques Pradel discutait poker avec Patriiiick Bruel. J'y ai appris que « Casino Royale » montrait une grosse partie de poker. Je voulais déjà y aller, ce qui a été dit dans l'émission m'a encore plus donné envie de le voir. Mais j'y suis quand même allé avec un peu de crainte, une crainte d'être déçu par le nouveau James Bond et surtout de voir une daube comme « Mission Impossible 3 ». Et, heureusement, j'ai été très surpris...

Je peux même dire que j'ai adoré.

Pour moi, c'est de loin le meilleur James Bond de ces dernières années. Oui, évidemment, Daniel Craig ne dégage pas vraiment le célèbre flegme britannique mais j'avoue qu'il compose un James Bond débutant avec beaucoup de talent et de fougue. J'aime certainement ce James Bond car il ne ressemble pas du tout aux autres : il éprouve des sentiments (pour les premières personnes qu'il tue, pour les femmes qu'il rencontre), parce qu'il n'a pas toutes sortes de gadgets techniques débiles, parce qu'il ne lutte pas contre un fou démoniaque (enfin si, un mégalo tueur, donc fou, mais pas le genre qui a un rire satanique dans une base secrète qu'on se demande comment elle peut être secrète tellement elle est gigantesque et remplie de « maichants »), parce que, quand il tue, c'est moche, plein de sang, sans humour. Bref, je dois aimer ce James Bond car ça n'a pas l'air d'un James Bond... même des bons avec Sean Connery. Les James Bond' girls sont évidemment magnifiques avec une mention spéciale pour Eva Green, fille de Marlène Jobert (oui, on ne dirait pas comme ça... on ne dirait pas du tout). Ce n'est plus une potiche qui tombe dans les bras du beau James en deux secondes. Non, c'est une femme intelligente et belle, pleine d'humour mais trahie par ses sentiments. Je n'en dirais pas plus sur un des personnages clés du film.

Je crois que la meilleure scène est une scène de combat, au début du film. James Bond poursuit un méchant (je prend la terminologie de ce type de film :) ). Cette poursuite au travers de la ville, utilisant toutes les possibilités qu'offrent les constructions, les immeubles, devient particulièrement haletante. Pas de gadgets, du sang et de la sueur, c'est tout. La scène est un régale.

A noter un générique de début très intelligemment conçu (pour une fois, c'est à noter) mais desservi par une musique/chanson que même à la StarAc', ils ne voudraient pas la chanter.

J'irai bien le revoir... pourtant, c'est pas vraiment le genre de film qu'on va voir plusieurs fois une fois l'histoire connue.