Je l'attendais au tournant. Depuis la fin du 2è tome, je me demandais ce qu'il trouverait comme dieu suprême. J'étais sceptique, et j'avoue que ce dieu me plaît. Enfin, la première fin me plaît (elle est subtile, intelligente et même poétique), la dernière fin me semble totalement stupide, pratiquement injurieuse... en tout cas, d'un ridicule... Comme dit un commentaire sur fnac.com, le livre aurait dû s'arrêter à la page 452. C'est dommage parce que certaines choses sont vraiment bien vues (les raconter serait un chouette spoiler malheureusement, donc je m'abstiendrais).

Alors oui, on peut balancer quelques duretés vis-à-vis de Bernard Werber. On commence par une trilogie sur « après la mort » : tome 1, les expériences « Near death », tome 2, les anges, tome 3... ah, le tome 3, c'est une trilogie à elle-seule. Je ne sais pas si je dois trouver l'idée géniale, ou si je dois trouver Bernard Werber un peu gonflé (limite commercial à vouloir vendre plein de romans sur les dieux). Ensuite, on retrouve des références de ses bouquins dans les autres. On était déjà habitué avec l'ESRA (« Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu), c'était sympa. Mais là, ça fait un peu beaucoup. Par exemple, dans ce dernier tome, Michael Pinson va se rappeler une anecdote du « Papillon des étoiles », va parler de l'arbre des possibles. Sans vouloir dévoiler l'intrigue, on peut quand même dire qu'il va aussi rédiger un livre intitulé... « Le royaume des Dieux ». Un peu gonflé non ? ou alors une trouvaille intéressante. Voilà, c'est ce qui me dérange le plus avec Bernard Werber. Je ne sais plus si je dois l'aimer ou pas. Pour « Les fourmis », oui, c'est clair, c'est une oeuvre magnifique. Pour la trilogie des Dieux... j'avoue que je ne sais pas.

Bref, son prochain roman a intérêt à m'éblouir s'il ne veut pas tomber dans mon oubli personnel.