« Le Dahlia noir »

Encore un film adapté des romans de James Ellroy ? chouette, chouette. J'avais adoré « L.A. Confidential » et son histoire tordue à base de petites frappes, détectives, flics pourris et poules de luxe. Il se dégageait une atmosphère glauque, terrible mais vraiment bien rendue. Évidemment, ça m'a donné envie de voir « Le Dahlia noir ». On y retrouve ce monde de l'après-guerre avec flics tout puissants, généralement corrompus car la paie ne suit pas, détectives à bout, jolies filles issues d'un monde de riches, truands plus minables les uns que les autres, putes averties au bas de l'échelle, richissimes papas, et pseudo-actrices dont l'avenir est bien plus noir que le monde où elles vivent... Oui, un monde noir, c'est bien de cela qu'il s'agit, un monde où les riches ne sont rien d'autres que des truands qui ont réussi et où les truands sont de pauvres bougres même pas sympathiques.

Bref, c'est donc le film noir par définition. L'intrigue est assez complexe mais, comme dans « L.A. Confidential », l'intrigue se dénoue complètement à la fin. L'intrigue fonctionne complètement mais ce qui me plaît le plus dans ce type de film, c'est l'ambiance : glamour et rétro, sale et noire, jazzy, feutrée, belles poupées et hommes tordues. Un condensé du noir humain. Du bon et du mauvais. De l'ange et du démon. Du feu et de la glace.

Un bon film (moins bon que L.A. Confidential à mon souvenir).

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