La convocation à l'aéroport est un document important. Il indique principalement à quelle heure nous devons y être. Nous avions plutôt l'habitude d'un réveil tôt mais, là, c'est encore plus tôt que d'habitude : 3h00 ! Qu'à cela ne tienne, nous ne dormirons que dans l'avion sur un pauvre trajet de 2h30. Nous avons donc regardé Ardisson à la télé pour passer le temps.

Une fois arrivés à l'aéroport, les formalités ont été simples et rapides pour une fois. Le voyage en avion a été sans surprise, j'ai un peu dormi mais pas suffisamment à mon goût. L'atterrissage a été un peu mouvementé. Pratiquement au sol, l'avion s'est cabré, réacteurs à fond... le pilote nous a « rassuré » en précisant qu'ils avaient dû redécoller à cause d'un avion resté sur la piste d'atterrissage... hum, ils sont joueurs à la tour de contrôle, ça aurait pû très mal finir, cette histoire...

Bref, nous sommes arrivés comme convenu à 7h45. Par contre, il n'était pas convenu d'avoir de la pluie. Il n'était pas convenu d'avoir 14°. Je sais bien que, dans l'hémisphère nord, c'est encore l'hiver, mais quoi, nous sommes en Tunisie : soleil, plage, bronzette et jolies filles. Non ? ah ok. Bon, tant pis. Ce sera anorak, temps gris et pluie fine.

Le gars de nomade-aventure nous attendait. Après avoir fait un peu de change (20 euros par personne environ) et une fois tout le monde rassemblé, on part en 4x4 pour Douz. Il a bien fallu 3h30 de route depuis Djerba. Arrivés à Douz, nous nous détendons un peu en attendant nos nouveaux chauffeurs. Après un super repas (soupe très épicée, couscous, thé), nous avons juste le temps d'acheter un chèche pour ceux qui n'en ont pas avant de repartir pour 2h30 de piste en 4x4.

Enfin, nous arrivons au campement. L'accueil n'est pas spécialement chaleureux, plutôt réservé : pas d'explication ou d'indication sur ce qui va se passer à partir de demain. Un chamelier nous dit de monter les tentes individuelles pour ceux qui souhaitent y dormir. Pendant ce temps, les chameliers font à manger. Il fait (très) froid.

Le repas est silencieux pour cette fois. La soupe est d'autant plus excellente que sa chaleur nous réchauffe. Le ragoût et le pain sont aussi très bons. Un des chamelier, Abdalla, nous fait un peu de musique avec sa flûte et son bendir.

À 22h30, je suis déjà couché, complètement crevé de ma nuit blanche, complètement habillé tellement il fait froid. La nuit ne sera pas très bonne : nous n'avons pas osé réclamer de matelas et le sol est glacial. Bienvenue dans le désert tunisien :)