BLFS : stats fausses, début de mise à jour décourageant...

... bref, pas cool du tout.

Commençons par les stats. Quand je commençais une mise à jour du livre BLFS, j'avais pour habitude de récupérer une archive tar contenant les sources XML du livre. Cela ne fut pas le cas cette fois-ci. Une archive tar existe bien, mais uniquement pour les versions testing et unstable (oui, ça fonctionne un peu comme Debian maintenant). Du coup, j'ai dû récupérer les sources du serveur subversion avec la jolie commande suivante :

svn co svn://svn.linuxfromscratch.org/BLFS/branches/6.0/BOOK

C'est ainsi que j'ai pu faire mes stats. Un petit script ridicule, du style :

for rep in *
do
  if test -d "$rep"
  then
    nb=`find $rep -type f | wc -l`
    echo "$nb $rep"
  fi
done | sort -n

Et voilà... hop. Tranquillou, le garçon. Et ensuite, il se la pète en faisant un joli graphique avec KSpread pendant qu'il chatte avec une copine. Super, bien joué ! Bon, j'ai un peu oublié que subversion devait planquer des infos dans des fichiers, un peu à la manière de CVS avec son répertoire justement nommé CVS. Subversion est plus retors mais plus prudent aussi. Il dispose d'un répertoire .svn bourré de fichiers.

Bref, tout ça pour dire que le nombre de fichiers est bien supérieur à la réalité. Ce qui, en soi, et surtout sans trop réfléchir, est une bonne nouvelle...

Pourquoi « sans trop réfléchir » ? Tout simplement parce que les contributeurs de BLFS ont plutôt une tendance assez lourde à l'ajout de fichiers, pas à la suppression... en tout cas pas autant. Je me demandais donc ce qu'il s'était passé jusqu'à ce que je commence le travail de mise à jour samedi matin. Je n'ai pas attendu trop longtemps pour avoir ma réponse.

Au départ, un programme avait son propre répertoire, celui-ci comprenant cinq fichiers : package-config.xml (configuration du paquetage), package-desc.xml (description), package-exp.xml (explication), package-inst.xml (installation), package-intro.xml (introduction), package.ent (entités XML). Maintenant, tout est regroupé dans un seul fichier. Je comprends parfaitement bien l'idée derrière tout ça mais ça m'emmerde profondément. Oui, je sais, ce n'est pas beau, c'est grossier, toussa. Il faut bien se rendre compte que cela veut dire que je peux oublier mes outils de visualisation des différences (comme Kompare) et que je peux tout re-traduire.

J'aime beaucoup traduire, je déteste traduire ce que j'ai déjà traduit, une furieuse impression de déjà-vu, de perte d'un travail assez conséquent. Ça ne me plaît pas du tout. C'est très décourageant. Du coup, j'ai décidé d'y aller tranquillement, sans forcer la marche. Je conserve mon heure de traduction du matin et point barre. Le soir, c'est totalement repos. Pas de traduction. Comme ça, je vais pouvoir me remettre à des activités qui me plaisaient beaucoup : de la programmation, de l'apprentissage, peut-être un nouveau projet (ce ne sont pas les idées qui manquent... traduire/écrire pour wikipedia par exemple).

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